Les services de renseignement indiens auraient placé sur écoute plusieurs responsables politiques du pays de 2007 et aujourd'hui.
C'est l'hebdomadaire indien Outlook qui a révélé l'affaire en rapportant qu'au moins deux ministres et deux parlementaires indiens ont vu leurs communications téléphoniques écoutées et enregistrées par des officiers de renseignement. Ces interceptions auraient concerné des conversations entre responsables politiques, toutes par téléphones mobiles.
Ces écoutes téléphoniques, qui semblent avoir été menées hors du cadre légal, ont été menées par le NTRO (National Technical Research Organisation) et ont concerné Sharad Pawar, le ministre indien de l'agriculture, Prakash Karat, le secrétaire générale du parti communiste indien (CPI), le parlementaire Digvijay Singh et le premier ministre de l'état du Bihar, Nitish Kumar. L'affaire, qui est déjà présentée par la presse indienne comme un véritable Watergate, a suscité la colère des parlementaires d'opposition au sein de l'assemblée.
Le NTRO a été créé en 2004 et assure des tâches de recueil et d'analyse du renseignement, principalement à partir d'imagerie aérienne et satellite, d'interceptions de communications et par la surveillance des réseaux. À l'instar de la NSA américaine, le NTRO est également spécialisé dans la cryptographie. Depuis le début de l'année, le NTRO fait l'objet d'une enquête gouvernementale sur l'ensemble de ses activités, dans le cadre d'un audit spécial.
Les informations fournies par la presse indienne semble indiquer que les officiers de renseignement du NTRO ont fait usage d'appareils portatifs permettant l'interception des signaux GSM entre le téléphone et l'antenne-relais (valises d'interception).
Sources: Outlook, Times of India 24/04, 25/04
28/04/2010
27/04/2010
Des SAS équipés par un fond privé
Le Sunday Telegraph a révélé que des SAS britanniques ont fait appel à des donateurs privés afin de financer leurs équipements individuels.
Selon le journal, des militaires du 21 SAS, auraient sollicité des dons privés peu après leur déploiement en Afghanistan, afin d'acheter des gilets pare-balles, ainsi que des équipements individuels destinés à améliorer le quotidien des soldats dans les FOBs. Cette levée de fonds aurait permis de constituer au cours de l'année 2008 un fond d'urgence ayant atteint 400 000 livres (environ 460 000€).
La révélation de l'existence de ce fond a suscité de vives critiques au Royaume-Uni, tant sur le fait que les forces spéciales britanniques puissent souffrir d'un sous-équipement tel qu'il engendre des financements parallèles, que sur la mise en place d'une caisse noire échappant au contrôle parlementaire.
Le niveau d'équipement de l'armée britannique et notamment celui des SAS, est l'objet de sérieuses inquiétudes au sein de la communauté de défense, ayant même entraîné des démissions. Les critiques formulées concernaient notamment des blindages inadaptés sur certains véhicules, la vétusté de certains systèmes d'armes et le manque d'équipements personnels adaptés au théâtre d'opérations.
Il n'est pas rare que les forces spéciales aient recours à des financements spéciaux, sous la forme de fonds votés en prévision d'acquisitions exceptionnelles ou par des crédits d'urgence. Les opérateurs des forces spéciales n'hésitent pas non plus à acheter certains équipements de leurs propres deniers. Néanmoins, le recours à des dons privés à une telle échelle pour l'achat de matériels militaires serait exceptionnel.
Source: Telegraph
Selon le journal, des militaires du 21 SAS, auraient sollicité des dons privés peu après leur déploiement en Afghanistan, afin d'acheter des gilets pare-balles, ainsi que des équipements individuels destinés à améliorer le quotidien des soldats dans les FOBs. Cette levée de fonds aurait permis de constituer au cours de l'année 2008 un fond d'urgence ayant atteint 400 000 livres (environ 460 000€).
La révélation de l'existence de ce fond a suscité de vives critiques au Royaume-Uni, tant sur le fait que les forces spéciales britanniques puissent souffrir d'un sous-équipement tel qu'il engendre des financements parallèles, que sur la mise en place d'une caisse noire échappant au contrôle parlementaire.
Le niveau d'équipement de l'armée britannique et notamment celui des SAS, est l'objet de sérieuses inquiétudes au sein de la communauté de défense, ayant même entraîné des démissions. Les critiques formulées concernaient notamment des blindages inadaptés sur certains véhicules, la vétusté de certains systèmes d'armes et le manque d'équipements personnels adaptés au théâtre d'opérations.
Il n'est pas rare que les forces spéciales aient recours à des financements spéciaux, sous la forme de fonds votés en prévision d'acquisitions exceptionnelles ou par des crédits d'urgence. Les opérateurs des forces spéciales n'hésitent pas non plus à acheter certains équipements de leurs propres deniers. Néanmoins, le recours à des dons privés à une telle échelle pour l'achat de matériels militaires serait exceptionnel.
Source: Telegraph
31/03/2010
Les agents du MI5 à la traîne des NTIC
Le directeur du MI5 reconnaît que ses employés ne se sont pas tous adaptés aux nouvelles technologies et que le service a entamé un plan de remplacement.
Entendu par la commission parlementaire britannique sur la sécurité et le renseignement, Jonathan Evans, le directeur général du MI5, a déclaré que certains agents parmi les plus âgés du service ne disposent même pas des compétences de base en informatique. Soucieux de la place centrale qu'occupent désormais l'informatique et internet dans le recueil, le traitement et l'analyse de l'information, l'agence du renseignement intérieur britannique a entrepris un plan sans précédent de remplacement de ses agents. Les officiers et analystes du renseignement les moins aptes à exploiter les technologies de l'information dans leur travail font tout simplement l'objet d'un licenciement.
Les anciens du MI5 qui n'ont pas réussi à tenir le rythme des évolutions technologiques se voient remplacés par de nouvelles recrues sélectionnées notamment pour leurs compétences en informatique. Ce plan de remplacement intervient dans un contexte d'augmentation globale des effectifs du MI5, qui ont crû de 40% entre 2006 et 2009, et devraient atteindre un total de 4 100 officiers en 2011.
Source: Daily Telegraph
Entendu par la commission parlementaire britannique sur la sécurité et le renseignement, Jonathan Evans, le directeur général du MI5, a déclaré que certains agents parmi les plus âgés du service ne disposent même pas des compétences de base en informatique. Soucieux de la place centrale qu'occupent désormais l'informatique et internet dans le recueil, le traitement et l'analyse de l'information, l'agence du renseignement intérieur britannique a entrepris un plan sans précédent de remplacement de ses agents. Les officiers et analystes du renseignement les moins aptes à exploiter les technologies de l'information dans leur travail font tout simplement l'objet d'un licenciement.
Les anciens du MI5 qui n'ont pas réussi à tenir le rythme des évolutions technologiques se voient remplacés par de nouvelles recrues sélectionnées notamment pour leurs compétences en informatique. Ce plan de remplacement intervient dans un contexte d'augmentation globale des effectifs du MI5, qui ont crû de 40% entre 2006 et 2009, et devraient atteindre un total de 4 100 officiers en 2011.
Source: Daily Telegraph
19/01/2010
Transfert de technologies stratégiques entre Corée du Sud et EAU
Le ministère de la défense sud-coréen a annoncé sa volonté de développer un partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis, dans le but de partager des technologies militaires.Cette déclaration fait suite à la signature d'un contrat de 20 milliards de dollars entre l'entreprise publique coréenne KEPCO (Korea Electric Power COrporation) et les EAU, pour la construction d'une centrale nucléaire de 5600MW. La signature de ce contrat, qui s'est faite aux dépends du consortium français mené par Areva et du consortium américano-japonais GE-Hitachi, avait surpris certains observateurs qui s'attendaient à un choix bien différent.
Moins d'un mois après cet accord, la Corée du Sud s'est révélée prête à céder aux Emirats des technologies de défense pour le moins sensibles, parmi lesquelles des drones, des missiles et une technologie de bombe électromagnétique (EMP). Ce transfert de technologies mené par l'ADD coréenne (Agency for Defense Development) comprendrait en particulier les missiles balistiques Hyunmoo II, d'une portée de 300km et les missiles de croisière Hyunmoo III dont les dernières versions atteignent une portée de 1000-1500km. Les Coréens pourraient également intégrer à l'accord leurs drones Night-Intruder 300 (RQ-101) développé en partenariat avec IAI, ainsi qu'une version plus petite du RQ-101, toujours en développement par KAI (Korea Aerospace Industries).
Enfin, une autre technologie devrait être fournie aux EAU, à savoir une e-bomb ou EMP , capable de neutraliser des systèmes électroniques par l'émission d'une impulsion électromagnétique de forte puissance. L'ADD travaille depuis plusieurs années sur des prototypes d'armes électromagnétiques, mais les caractéristiques de la technologie EMP qui devrait être fournie aux Émirats n'est pas révélée. Il s'agit vraisemblablement d'une arme EMP non-nucléaire, de type HPM qui pourraient être basée sur un Vircator ou un générateur de Marx. L'agence coréenne, qui s'est notamment intéressée à l'emploi de gyrotrons pour produire des micro-ondes de forte puissance (MFP), souhaiterait produire une arme capable d'émettre une impulsion EM efficace dans un rayon de 1km d'ici à 2015.
Source: Korea Times
05/01/2010
Zone d'Intérêt intègre l'AGS
Quelques mots pour annoncer que Zone d'Intérêt rejoint la désormais célèbre Alliance Géostratégique.
L'AGS est un webzine réunissant blogueurs, chercheurs et experts, qui y publient régulièrement des articles sur les questions géostratégiques et les domaines connexes. Une excellente initiative, soutenue par une solide équipe, dont les blogs passionnants ne doivent être manqués sous aucun prétexte.
Zone d'Intérêt participe depuis quelques temps aux thèmes mensuels d'AGS et s'efforcera de publier régulièrement sur cette nouvelle plateforme.
L'AGS est un webzine réunissant blogueurs, chercheurs et experts, qui y publient régulièrement des articles sur les questions géostratégiques et les domaines connexes. Une excellente initiative, soutenue par une solide équipe, dont les blogs passionnants ne doivent être manqués sous aucun prétexte.
Zone d'Intérêt participe depuis quelques temps aux thèmes mensuels d'AGS et s'efforcera de publier régulièrement sur cette nouvelle plateforme.
23/12/2009
Renseignement: génération wiki
Les services de renseignement, qui ont connu une importante évolution technologique avec la numérisation de leurs données et de leurs communications, s'efforcent désormais d'adopter les outils 2.0 que constituent les wikis, les réseaux sociaux et les plateformes collaboratives, afin de mutualiser leurs efforts de collecte et de travailler efficacement à des analyses communes.Le 11 septembre et l'introspection qui a suivi au sein de la communauté du renseignement, ont forcé les agences à se moderniser, alors qu'au début des années 2000, tous les analystes de la CIA ne disposaient pas encore d'une connexion à internet. Cette conversion au web ne s'est pas faite sans difficulté, notamment pour la vieille garde des analystes qui regardait internet avec circonspection, voire méfiance. C'est notamment pour cette raison que les agences ont fait appel à de jeunes recrues en provenance des universités et du secteur privé pour travailler à cette transformation. Au programme de cette cure de jouvence, numérisation de l'espace de travail, investissements dans des startups spécialisées (Keyhole, Palantir, Visible Tech.), adaptation d'outils 2.0 grand public, mais aussi d'applications issues du logiciel libre.
Les wikis
Les wikis sont des logiciels qui permettent la création rapide de documents multimédias favorisant la mise en commun d'informations, avec une forte dimension collaborative, facilitant la création et la modification des documents par de multiples utilisateurs en temps-réel. Dans le cadre du renseignement, les wikis sont employés pour partager des informations, telles que des fiches d'identité, des documents techniques ou des comptes rendus, ainsi que pour partager des bases de données qui peuvent être complétées, corrigées et commentées en temps-réel par les utilisateurs. Les wikis peuvent s'étendre à l'échelle d'une ou plusieurs agences de renseignement, mais peuvent également être restreints à une seule opération, ou à un seul théâtre. Intellipedia, le wiki géant de la communauté du renseignement US lancé en 2006, est l'exemple phare en la matière. Intellipedia est deployé sur trois réseaux (JWICS, SIPRnet et Intelink-U), avec un accès restreint en fonction du niveau d'accréditation de l'utilisateur.
Basé sur les technologies développées par Google, il regroupe plus de 100 000 utilisateurs, avec près d'un million de pages créées jusqu'à présent. Malgré ces chiffres impressionnants, Intellipedia n'est pas un outil idéal, confronté aux mêmes problèmes que les wikis grand public, à savoir l'abondance d'informations et d'opinions contradictoires, mais également la frilosité des agents les moins geeks qui se montrent réticents à y participer, plus de trois ans après son lancement. Au cours d'opérations de renseignement, d'autres wikis se révèlent très utiles, pour faciliter la communication entre opérateurs et analystes, avertir en temps réel des développements d'une phase de recueil de l'information et permettre à chaque utilisateur de partager des informations, de collaborer à une analyse, de réorienter une collecte de renseignement et de réduire les cycles de feedback. Les wikis sont aussi au cœur des exercices interarmées, tels que les exercices ISR Empire Challenge.
Les réseaux sociaux
La communauté du renseignement a pris conscience de l'intérêt des réseaux sociaux, tels que Facebook, pour permettre à ses effectifs, répartis dans plusieurs agences et parfois géographiquement éloignés, de collaborer en temps-réel. Depuis 2008, les agents de renseignement américains disposent de leur propre réseau social, baptisé A-Space (Analytical Space), déployé sur le réseau JWICS et qui compte plus de 10 000 utilisateurs. À l'instar de Facebook, il permet aux agents de communiquer en temps-réel, de partager des contenus multimédias avec de nombreux utilisateurs sur des thèmes précis et de contacter rapidement un spécialiste situé à l'autre bout du monde pour faire appel à ses compétences. A-Space permet de maintenir une certaine cohésion dans la communauté du renseignement, d'initier des débats, de stimuler la réflexion des analystes, mais aussi de soumettre l'analyse de sujets complexes à un véritable crowdsourcing. Ce réseau social favorise aussi la constitution très rapide d'équipes d'experts lors d'une situation de crise, comme ce fut le cas pendant les attentats de Mumbaï. Les analystes du renseignement américain exploitaient deux autres outils 2.0, le client de messagerie uGov et l'outil collaboratif BRIDGE, jusqu'à l'interruption récente de ces services pour des raisons de sécurité, suscitant l'ire des utilisateurs. Les analystes du GCHQ britannique peuvent, pour leur part, avoir accès un à véritable mySpace pour fonctionnaires, baptisé Civil Pages, dont la sécurité a été renforcée pour accueillir ces agents de renseignement.
Google Earth, chats, IM et cætera
Google Earth est l'application qui a connu un des succès les plus fulgurants dans la communauté du renseignement. L'accès instantané à de l'imagerie satellite, à des cartes et des prises de vues du monde entier a rapidement séduit les analystes. Le logiciel développé par Google est utilisé pour se procurer de l'imagerie à moindre coût, mais également pour pointer les éléments d'un rapport, géotagger des contenus multimédias, créer des cartes collaboratives ou encore planifier et suivre en temps réel le déroulement d'une opération ou d'un exercice.

Les acteurs du renseignement font un usage intensif d'autres applications venues du monde civil, tels que les webchats, pour organiser des réunions, coordonner leurs activités en cours, voire communiquer pendant une opération. Il en est de même pour les messageries instantanés qui ont pris le pas sur les courriels et le téléphone pour communiquer au sein des agences de renseignement. Les services de renseignement exploitent aussi les applications grand public du web. Les moteurs de recherche et leurs dernières fonctionnalités, telles que la recherche d'image, la reconnaissance de lieux ou de visages, la traduction automatique ou encore le sous-titrage de contenus vidéos, sont utilisés par les agents qui prennent soin de se protéger derrière des proxies et des tunnels.
Le web 2.0 comme source du renseignement
Le recours aux sources ouvertes est une pratique ancienne pour les services de renseignement et l'arrivée d'internet a sans aucun doute fait exploser leur consommation en la matière. Le web 2.0 permet aux agences de renseignement d'accéder à un autre niveau en matière d'information, celui du temps réel et de la variété des contenus diffusés. Les réseaux sociaux tels que Facebook permettent aux agents de réunir des éléments biographiques sur les individus qui les intéressent, d'établir des liens entre ces individus et d'identifier des groupes. Ces réseaux, mais également les plateformes d'échange de contenus multimédia tels que Youtube ou Flickr, donnent accès aux agences à une quantité phénoménale d'images, de sons et de vidéos relatifs à des évènements ou des lieux situés aux quatre coins du monde, y compris dans les régions les plus reculées ou les plus fermées. Les espions peuvent également suivre en temps-réel le déroulement d'évènements importants, telles que les manifestations en Iran, grâce à des applications comme Twitter.
Les forces armées, dépassées par le phénomène du web 2.0 et des blogs de soldats, ont fini par implémenter des règles pour permettre à leur personnels d'utiliser ces outils, sans pour autant impliquer la responsabilité de leur commandement. Elles mettent en œuvre de nouvelles veilles informationnelles pour surveiller les réseaux sociaux et les blogs, à la recherche d'informations sensibles qui pourraient mettre en péril la sécurité de leurs opérations (OPSEC), à l'image d'une nouvelle unité de l'US Army, baptisée Army Web Risk Assessment Cell. Le monde du renseignement évolue désormais du concept de "chaque soldat est un capteur" à celui de "chaque internaute 2.0 est un capteur".
06/11/2009
Volet renseignement du plan recherche et technologie (DGA)
La Direction Générale de l'Armement vient de publier l'édition 2009 de son plan stratégique de recherche et technologie de défense et de sécurité, qui établit notamment les grands axes de la R&D française en matière de renseignement.Le livre blanc avait annoncé la volonté française d'approfondir sa fonction "connaissance et anticipation" qui comprend la composante renseignement. La commission du LBDSN avait rapidement fixé l'orientation du renforcement des moyens dédiés au renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) et au renseignement d'origine imagerie (ROIM), notamment en matière de satellites et de drones. Cette ligne, visant à favoriser les aspects technologiques du renseignement contrastait avec une autre vision post-9/11, largement relayée dans les médias et privilégiant le renseignement humain, avec un effort à fournir dans la formation des officiers de renseignement et le recrutement de traducteurs, pour répondre à la menace posée par le terrorisme.
Les objectifs du LBDSN sont repris intégralement par la DGA et c'est donc sans surprise que les capacités satellitaires et le ROEM occupent une large place dans le volet renseignement du plan stratégique RT.
La composante satellitaire est largement mise en avant, en matière d'imagerie (optronique/SAR) et de Surveillance, Acquisition de cibles, Reconnaissance et Renseignement (SA2R / ISR) et son renforcement devrait intervenir dans le cadre des programmes en cours, en particulier au sein du programme européen MUSIS. Les drones ISR font également partie de l'effort souhaité par la DGA, toujours en privilégiant la collaboration européenne (MALE, Advanced-UAV), alors que la France étudierait des achats sur étagères, peut-être aux USA.
Dans le domaine de l'ISR, la DGA aura pour rôle de développer l'interopérabilité de ses systèmes avec ceux de ses partenaires, en particulier grâce au programme MAJIIC (Multi-Sensor Aerospace-Ground Joint ISR Interoperability), un programme de l'OTAN visant à permettre la fusion de données ISR et leur dissémination rapide vers les différents acteurs opérationnels. Ce programme supervisé par l'agence NC3A de l'OTAN, a fait l'objet d'un test majeur au cours de l'exercice Empire Challenge 2008.
En matière ELINT et guerre électronique, la présentation des programmes de la DGA reste assez succincte, avec la volonté de développer la géolocalisation des émetteurs et l'interception des communications. La recherche d'autoprotection des plates-formes, avec le recours à des brouilleurs devrait être poursuivie, tout comme l'étude des armes MFP, dans un but de protection des systèmes.
Concernant l'interception des communications, la DGA souhaite poursuivre ses recherches en matière de reconnaissance de la parole et de traduction automatisée, notamment par l'initiative Quaero.
La DGA ne fait pas d'annonce particulière concernant la collecte et l'exploitation du renseignement de sources ouvertes (ROSO), si ce n'est à travers la fouille de données (data mining), centrée sur Internet, probablement toujours à travers le programme HERISSON. Il n'est pas non plus fait mention d'efforts de R&D en matière de renseignement humain, qu'il s'agisse de la mise en réseau des informations recueillies, du traitement des données ou de la dissémination vers les forces de théâtre.
Source: DGA - Plan stratégique de recherche et technologie de défense et sécurité 2009 [PDF]