04/02/2009

MI5 et torture au Pakistan

MI5Le MI5 est accusé d'avoir cautionné les tortures exercées par l'ISI pakistanais sur des terroristes présumés.

Le comité des droits de l'homme du parlement britannique enquête sur les accusations formulées par plusieurs suspects, détenus au Pakistan à la demande des Britanniques. Plusieurs de ces prisonniers ont rapporté avoir été frappés, fouettés et torturés par les services de renseignement pakistanais, avant d'être interrogés par des agents du Five.

Les Britanniques auraient, selon des éléments recueillis par le comité, mis la pression sur les Pakistanais pour obtenir des informations de leur détenus. Ils auraient agi en ayant pleinement conscience que l'ISI pratiquait la torture, notamment dans le centre de détention de Rawalpindi, près d'Islamabad.

Les services de renseignement européens étaient jusqu'à présent relativement épargnés concernant les accusations de torture dans la lutte contre le terrorisme. Les services américains ont, quant à eux, été plusieurs fois mis en cause, qu'il s'agisse de Guantanamo, des prisons secrètes de la CIA ou de la coopération avec l'ISI.

Ces accusations contre le MI5 interviennent dans un climat tendu entre Londres et Washington, sur la question des techniques d'interrogatoire.

Les autorités américaines se sont récemment opposées à la divulgation par la justice britannique de documents détaillant les conditions de détention à Guantanamo, suite à la demande d'un résidant britannique, toujours détenu sur la base américaine. Les Etats-Unis en seraient venus à menacer la Grande-Bretagne d'interrompre leur partenariat de renseignement, si ces informations étaient divulguées.

Les juges britanniques chargés de cette affaire auraient finalement décidé de ne pas porter ces éléments sensibles au dossier, sur recommandation du Foreign Office.

Le Parliament's Joint Committee on Human Rights semble déterminé à poursuivre son enquête sur l'implication du MI5 dans les traitements infligés aux détenus de l'ISI, ce qui pourrait entraîner une véritable chasse aux sorcières au sein du service.

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