12/01/2009

Pirates du Golfe d'Aden

Sirius Star - US NavyLes pirates somaliens continuent à attirer les regards, donnant lieu à de multiples prises de positions internationales et à l'envoi de forces navales au large de la Somalie (EU NavFor, US CTF-151, Inde, Russie, Chine).

Les marines modernes sont souvent trop lentes face aux embarcations légères des pirates somaliens et yemenites, mises à l'eau par des vaisseaux-mères (chalutiers, remorqueurs).

Les Américains sont sceptiques sur la capacité des occidentaux à poursuivre les pirates, les Britanniques s'inquiètent de voir les pirates capturés demander l'asile, alors que les Français se contentent de remettre les pirates au gouvernement somalien.

Les pirates ont fait les gros titres suite à la prise en août du navire iranien MV Iran Deyanat et de sa cargaison douteuse. Ils ont toujours entre leurs mains le MV Faina ukrainien, remplis de chars T-72, destinés au Kenya (ou au Sud-Soudan). Leur attaque ratée du navire de croisière MS Nautica, en novembre, a donné des sueurs froides aux compagnies de croisière et à leurs assureurs.

Les pirates somaliens afficheraient un exercice financier bénéficiaire d'environ 50 millions de dollars pour l'année 2008, de quoi lancer la rumeur fantaisiste d'un rachat de Citigroup.

Le tanker saoudien Sirius Star et son équipage ont été libérés après deux mois aux mains des pirates. Une rançon estimée à trois millions de dollars a été parachutée sur le navire, comme l'a observé l'US Navy. Au moins cinq pirates seraient morts noyés en tentant de regagner le rivage dans de petites embarcations.

La France touchée plusieurs fois par la piraterie dans le Golfe d'Aden (Carré d'As, Ponant), aurait récemment subi un raté cinglant lors de la tentative d'assaut sur le Yenegoa Ocean, par les nageurs de combat de la DGSE.

La piraterie somalienne sera difficilement atteinte sans une intervention terrestre, qu'aucune coalition ne semble pour l'instant prête à mener. Cette absence de volonté internationale laisse le champ libre aux PSC (TopCat Marine, Blackwater, Secopex), déjà approchées par les autorités somaliennes, mais sans effets, faute de financement.

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